
Attentats du 13 novembre 2015 en France
Affaires et violences
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Société · Légendaire
Attentats du 13 novembre 2015 en France — carte Légendaire
Collection : Ordre, violences et affaires
Les attentats du 13 novembre 2015 en France (communément appelés simplement le 13-Novembre) sont une série de fusillades et d'attaques-suicides terroristes islamistes — dont plusieurs tueries de masse — perpétrées dans la soirée du 13 novembre 2015 à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts et revendiquées par l'organisation État islamique (Daech). Le bilan des victimes fait état de 130 morts (puis, indirectement, 132 avec les deux suicides consécutifs) et de 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d'urgence absolue. Ces attentats sont les plus meurtriers perpétrés en France sous la Ve République et, au moment de leur déroulement, les deuxièmes en Europe (hors attentats aériens), après les 192 morts des attentats de Madrid du 11 mars 2004, ou troisièmes si l'on prend en compte les 150 morts de l'attentat du Crocus City Hall à Moscou huit ans et quatre mois plus tard, en mars 2024. Une première attaque a lieu à Saint-Denis, aux abords du Stade de France, où se joue un match amical de football France-Allemagne. Le personnel de sécurité leur refusant de pénétrer dans l'enceinte du stade, trois terroristes se font exploser dans ce qui constitue les tout premiers attentats-suicides en France. D'autres attaques ont ensuite lieu à Paris, dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements, où trois individus mitraillent des terrasses de cafés et de restaurants. L'attaque la plus longue et la plus meurtrière, qui fait 92 morts et de nombreux blessés, a lieu dans la salle de spectacle du Bataclan (également dans le 11e arrondissement de Paris), où environ 1 500 personnes assistent au concert du groupe américain de rock Eagles of Death Metal. Trois autres terroristes ouvrent le feu sur le public, puis prennent plusieurs groupes de spectateurs en otage, avant que les forces de l'ordre ne donnent l'assaut et abattent les tueurs. Ces attentats ont de nombreuses conséquences sécuritaires. « C'est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech », déclare le président François Hollande la nuit des attentats. La gravité de la situation est telle que le gouvernement décrète l'état d'urgence sur tout le territoire national, une première depuis le putsch d'Alger de 1958. La police et la gendarmerie effectuent de nombreux contrôles dans tout le pays pour traquer les criminels en fuite et prévenir de futures attaques, tandis que le président de la République rencontre tour à tour les grands dirigeants mondiaux afin de tenter de mettre sur pied une coalition élargie pour « détruire Daech » dans ses fiefs de Syrie et d'Irak. Le Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, qui selon les autorités françaises joue un « rôle déterminant » dans l'organisation de ces attentats, est tué en même temps que deux complices le 18 novembre, lors d'un assaut donné par les forces de police à Saint-Denis. À la suite de ces attentats liés à la Belgique et en raison du risque de nouvelles attaques, les autorités belges placent Bruxelles en état d'alerte maximale du 21 au 26 novembre. L'unique survivant des commandos responsables de ces attaques, Salah Abdeslam, est capturé par la police belge dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean, le 18 mars 2016, après quatre mois de fuite. La même cellule terroriste franco-belge, constituée autour d'Abdelhamid Abaaoud et dirigée depuis Raqqa, coordonne les attentats déjoués à Verviers en janvier 2015, la tentative d'attentat du train Thalys le 21 août 2015 et les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Ces attentats s'inscrivent ainsi dans une campagne de l'État islamique visant à multiplier les attaques en Europe, son porte-parole al-Adnani ayant appelé dès septembre 2014 à viser plus particulièrement la France. Présentés comme une vengeance vis-à-vis des frappes aériennes de la coalition internationale, les attentats viseraient aussi un but stratégique fixé par Abou Moussab al-Souri, à savoir provoquer des affrontements communautaires et une montée du racisme en Europe, afin de favoriser le recrutement de djihadistes pour l'organisation. Les attentats suscitent dès la nuit du 13 au 14 novembre des réactions internationales. De très nombreux hommages sont rendus aux victimes, notamment des rassemblements et du slacktivisme avec le slogan « Pray for Paris » (« Priez pour Paris »). Cette nuit tragique devient par la suite un élément culturel important en France avec notamment des témoignages de victimes et de proches des victimes. Dix-huit accusés sont jugés à Paris à partir du 8 septembre 2021, ce qui constitue la plus grande audience criminelle jamais organisée en France. Le 29 juin 2022, la cour inflige vingt peines d'emprisonnement d'une durée allant de deux ans à la perpétuité incompressible ; cette dernière est appliquée à Salah Abdeslam ainsi qu'à cinq terroristes présumés morts.
Source encyclopédique : Wikipédia
Statistiques de jeu
- Attaque
- 100
- Défense
- 74
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